Archives Mensuelles: octobre 2008

Envisager la survie de la Terre ? et si on déménageait

Le journal New Scientist évoque les hypothèses de survie pour l’Humanité et les perspectives offertes par l’espace.

En effet, dans les années à venir (échelle de temps solaire, compter en milliards) le Soleil menace la survie de la vie sur la Terre. L’astre solaire va chauffer l’eau des océans qui va s’évaporer et surtout les ultraviolets des rayons solaire feront disparaitre l’hydrogène, élément indispensable à la vie organique.

Alors, certes, si l’homme sait envoyer des engins et parfois d’autres hommes dans l’espace proche. La colonisation spatiale est certes envisagée et envisageable mais certainement pas dans un futur proche. Déplacer un grand nombre de personnes dans les vaisseaux spatiaux contemporains est impossible, un simple vol touristique coute quelques dizaines de millions de dollars, sans parler de tous les pré-requis physiques et intellectuels nécessaires pour effectuer un vol spatial qui reste encore une chose dangereuse.

On apprend cependant que l’envoie d’une fusée contribue à faiblement déplacer la terre et modifier sa vitesse (un effet comparé dans l’article au recul d’une arme à feu). Une fusée a un effet plus que minime (négligeable et imperceptible) mais cette connaissance indique qu’il est donc possible de bouger une planète grâce à une poussée.  Des scientifiques ont calculé que pour élargir de 50% l’orbite de la Terre, ce qui équivaut à celle de mars actuellement et permettrait à notre planète de conserver son niveau d’exposition présent aux rayons solaire, il faudrait augmenter de 30% l’énergie orbitale de la planète.

Pour ce faire, il faudrait jouer sur les effets de  » catapulte spatiale », en faisant passer à proximité de la terre, des objets spatiaux dont la force d’attractivité est suffisante. La méthode est risquée et nécessiterait des millions de passages espacés de 1000 à 6000 ans (bien plus que la durée de vie, jusque maintenant, de la plupart de nos civilisations).

Parmi les autres hypothèses envisagées dans l’article, il y a l’utilisation de voiles solaires qui utiliseraient l’énergie solaire pour pousser la planète. Cette voile devrait faire 20 fois le diamètre de la terre.

Pour le moment, tous ces scénarios ne sont que de la science-fiction, théoriquement réalisable mais concrètement infaisable pour l’heure. Ces problèmes étant d’une part trop lointain, d’autre part modifier l’orbite d’une planète aurait des répercussions imprévisible sur l’ordre gravitationnel du système solaire.

Tel chien, tel maître, tel pull?

Ce qu’on porte peut être notre reflet et bien plus encore. Même un banal pull peut surprendre.

Non, il ne s’agit pas de ce tryptique défendu par cette ancienne pub

Il est possible de faire des pulls selon la nouvelle trinité

un maître

un chien

un pull

Voyez donc d’autres résultats.

Merci à Olivier M pour cette trouvaille

Ma petite entreprise connait la crise

Alors qu’il y a encore quelques semaines, le marché de quota d’émissions de CO2 semblait résister à la crise en affichant des volumes d’échanges reccord, l’iinstallation de la mauvaise conjoncture pourrait causer bien des torts à l’économie de l’environnement. Alors que l’Europe semble sur le point d’achever ses objectifs du protocole de Kyoto et se prépare pour 2020, la contestation portée par l’Italie (Berlusconi a utilisé la menace du veto) et des pays de l’Est augmente car selon eux la crise économique nécéssite de reporter ces mesures qui nuiraient à l’économie ne permettrait pas de tenir ces engagements sans de trop lourds sacrifices socio-économiques. Ils auraient cependant obtenu des concessions. Novethic revient sur le danger que la crise fait planer sur les entreprises du secteur environnemental.

Le paradoxe est d’autant plus grand que ces derniers temps, ce secteur est présenté comme dynamique et en pleien essor. En effet, leurs carnets de comande sont remplis, l’adoption de lois et de réglements leur offre des débouchés, mais elles risquent d’être pénalisées par la crise du financement et du manque de prêts pour soutenir le développement de leurs actiivtés. Il reste à voir si elle sauront se départir de l’isntant pour comme le dit le journaliste  » démontrer que les activités des entreprises vertes ne sont pas liées aux variations de la consommation, donc moins vulnérables en cas de crise et que les besoins auxquels elles répondent trouveront toujours des moyens de financement. »

Les entreprises vertes ont été présentées comme le pillier d’une autre économie « durable » (nous ne sommes pas encore dans la décroissance), un gisement d’emploi. Si elles doivent démontrer leur efficacité, c’est, peut être, maintenant plus que jamais où une reprise du contrôle du réel sur l’économie apparait comme une juste revanche. Si les sociétés vertes passent ce cap et démontrent à tous qu’elles ne sont pas qu’un gadget ou une lubie d’écologiste bobo, alors elles auront assurer pour quelques temps leur avenir.

Pour ceux que ça intéresse, le dernier 4 pages de l’Ifen est consacré aux formations et aux emplois environnementaux.

Containeurs

Après que les premiers containeurs aient été utilisés aux Pays-Bas pour fournir des logements bon marché aux étudiants, de nouvelles applications sont à l’étude. Certains Etats envisagenet, eux aussi,  de reconvertir leurs containeurs en logements à destination des populations immigrées, léglaes ou non. « ça coute pas cher« , avance un responsable français, « Et, en cas de besoin, ça permet de rapidement bouger ces populations. Une grue, un train, un bateau et hop les revoilà parties. » Le containeur a permis d’accélerer le transport des marchandises, il permettra de faire de même pour les flux de population avancent les premières études. Aux responsables d’ajouter, sans ironie, que même si on en perd parfois par dessus bord lors des traversées, en générale, ça ne gêne personne.

Quelques futurs possibles

L’agence Reuters présente un article intéressant, quoique assez fantaisiste sur des scénarios possibles du changement climatique.

L’idée de l’étude présenté dans cet article est de fournir des scénarios alternatifs à ceux déjà existants en insistant sur la porté économique et sociale des effets du réchauffement. Cette étude a été menée par un think tank « British-based Forum for the Future » conjointement avec des chercheurs d’Hewlett-Packard. Ils sont parvenu à dégager 5 grands scénarios.

5 hypothèses

EFFICIENCY FIRST – Technological innovation will help solve climate change and spur strong growth and consumerism. The Sahara is green and the eastern seaboard of the United States, for instance, is « protected by eco-concrete wall that generate power from waves and tidal surges. »

Scénario basé en une croyance forte dans le progrès technique, n’incite pas vraiment à la modération ni au changement de comportement. Bref croissance, croissance, argent et fin de la faim dans le monde.

SERVICE TRANSFORMATION – Sky-high prices for emitting carbon dioxide have led to a shift to a service-based economy. People no longer own cars but use bicycles. « Central Australia and Oklahoma have been abandoned due to water shortages. Athletes stay at home in the world’s first virtual Olympics, competing against each other in virtual space with billions of spectators. »

Un scénario de dématérialisation de l’économie, pas forcément très réaliste. En effet, le secteur des services et la consommation domestique d’énergie sont des facteurs non négligeable dans l’émission de gaz à effet de serre. De plus, pour que les gens abandonnent leurs voitures au profit du vélo, il faudrait relocaliser l’économie à proximité des habitations et redensifier les villes, sans parler des autres transformations. Le virtuel a besoin de beuacoup d’énergie. Enfin, des Jeux Olympiques virtuels sont peu probables au vue des sommes que générent cette manifestation, ils auraient encore les moyens de se payer des infrastructures et le transport des participants, ne serait-ce que pour le prestige de la manifestation.

REDEFINING PROGRESSS – A global depression from 2009-18 forces people into more modest lifestyles and focus on well-being and quality of life. In the United States, people « do 25 hours of work a week and up to 10 hours voluntary work. »

Les 35 heures aux USA, Nicolas Sarkozy n’en reviendrait pas…

ENVIRONMENTAL WAR ECONOMY – The world has failed to act on climate change, world trade has collapsed after oil prices break through $400 a barrel. Electrical appliances get automatically turned off when households exceed energy quotas. Refugees are moving to Antarctica, with the population set to reach 3.5 million people by 2040.

Scénario catastrophique, signe la fin de la globalisation…

PROTECTIONIST WORLD – Globalization is in retreat after a poorly coordinated response to climate change. Morocco has been asked to join the European Union in exchange for exclusive access to solar energy supplies until 2050.

Le même que plus haut, mais en moins dramatique. C’est étrange, si réchauffement climatique il y a, le Sud de l’Europe devrait pouvoir se passer du Maroc pour produire du solaire.

Bref, des scénarios assez originaux mais l’avenir sera tout autre et reste à écrire.

Scénarios classiques

Ils préexistaient à cette étude. Les plus connus sont ceux du GIEC qui sont basés sur les données les plus pondérées possibles. Ils sont consultables en ligne sur le site du GIEC. Ce sont avant tout des projections de données scientifiques telles que la hausse des température et leurs effets sur le climat et le niveau des eaux.

Il existe un rapport du Pantagone qui présente les effets géopolitiques d’un changement climatique. Ce document a été publié sous le titre Rapport secret du pentagone sur le changement climatique. Il prévoit que l’Europe risque d’être la région du monde qui souffrira le plus du changement climatique et se retrouvera en proies à des multiples conflits. Les hypothèses de départ sont très discutables mais jeter un oeil à ce livre ne prend pas beaucoup de temps,

Ensuite, pour les amateurs de fiction, il existe de nombreuses oeuvres qui traitent de ce sujet. Gros temps de Bruce Sterling se révèle un petit livre de SF qui pose comme théâtre une région de l’Amérique sans cese ravagée par les tornades jusqu’à ce que la plus grosse arrive et soit traquée par un groupuscule. A lire.

L’avenir du vélo électrique?

La rue 89 propose un article assez court (et pas forcément très complet) sur l’avenir du vélo à assitance électrique.

Pour le MIT, l’avenir du vélo passe par la comunication entre les cyclistes et de leur démontrer que leur pratique est bénéfique pour l’environnement. Est il cependant utile d’ajouter tant de technologies au vélo? Est ce que cela ne relève t il pas du gadget de créer un groupe facebook pour aider les gens à se parler dans la réalité? à échanger

De plus, un nouveau type de vélo électrique serait en développement qui se rechargerait lors du freinage. Pour information -d’après ce que je sais, n’ayant jamais testé de vélo électrique – ces derniers ont deux modes :

  • l’un où le pédalage est assisté qui facilite grandement le trajet
  • l’autre où pédaler sert à recharger la batterie (ce qui rend la distance plus dur).

ce nouveau type de vélo à assistance électrique se présente donc comme une innovation intéressante s’il permet de limiter les efforts nécéssaires à la charge de la batterie.

Le vélo électrique est un produit qui se vend bien dans le monde, surtout en Chine. En France, en 2007, il s’en est vendu 10 000 exemplaires (source association Tous à vélo) pour un prix moyen de 1 000 €. Ce type de vélo doit sans doute être un produit à forte valeur ajouté, je comprend donc l’intérêt d’en faire la promotion mais je me demande s’ils sont aisés à entretenir et à réparer soi-même ? En effet, ce genre de produit rend le vélo plus attrayant aux yeux de certains mais risque de sophistiquer unitilement l’objet et le rend moins souple d’utilisation puisque son utilisateur n’a pas forcément la compétence pour l’entretenir.

Même si ce type de cycles contribue au développement du vélo, le retour du vélo dans les usages ne peut se faire qu’à condition d’accroitre d’abord la sécurité et la lisibilité des trajets en vélo.

Crise écologique Vs crise économique

La crise économique actuel ne serait rien comparée aux coûts engendrés par la destruction de la Nature. Un article de la BBC présente le sujet, je vous conseille de le lire.

It puts the annual cost of forest loss at between $2 trillion and $5 trillion.

Ce chiffre est atteint en additionnant la valeur des services rendus par la forêt comme adsorber le CO2 ou purifier l’eau.

Evaluer la cout de la nature est une chose compliqué mais qui doit permettre de rendre compte de la nécessité d’agir pour la protéger. Mettre en avant la valeur de la nature sur le plan économique ne suffit pas, la nature a d’autres valeurs et pas seulement une fonction utilitariste. L’erreur économique de base a été de se couper de la réalité tant pour la finance et la spéculation que pour prendre en compte la nature finie et limitée de l’environnement qui ne s’accorde en rien avec le présupposé d’une croissance infinie.

La crise financière actuelle montre qu’en cas d’urgence, les Etats sont prêts à agir rapidement. Mais, l’environnement requiert une prise en compte qui aille au-delà de l’urgence. Si la conservation de la nature est une quasi nécessite pour l’homme, l’envisager une fois que le danger serait advenu risque d’être trop tard et on peut se demander légitimement quel serait la portée d’un plan d’urgence pour sauver la planète s’il n’est entrepris que trop tard. Car, les catastrophes d’ordre écologiques toucheront tout le monde, mais à des degrés divers.