Archives Mensuelles: novembre 2008

Animaux et jeux

L’association PETA a sorti un jeu flash qui est une parodie de cooking mama afin de sensibiliser à la défense du droit des animaux. Le jeu est assez gore mais bien marrant. Un petit jeu de cuisine…

ça m’a rappelé cette vidéo très du groland

Histoire de rester dans le thème « animaux », l’autre jour je me demandais ce qui a bien pu passer dans la tête des créateurs coréen de Pangya, jeu gratuit de golf en ligne sympathique, pour assortir leur jeu d’un scénario justifiant leur délire. Lisez donc ça ici.  En gros, le golf est un rituel en hommage à un grand gueerier qui a sauvé le monde…

Sport écossais dont les origines restent floues, le golf peut avoir d’autres usages comme nous l’apprend cet article sur les crocodiles menacés par des crapauds vénimeux :

L’an dernier, une mairie avait lancé une campagne pour que les gens jouent au golf avec les crapauds afin de s’en débarrasser. L’initiative avait déclenché la colère des associations de protection des animaux qui recommandent de mettre les amphibiens dans un congélateur pour les euthanasier sans douleurs.

Pour ceuix qui veulent en plus de pangya, un bon petit jeu de minigolf, je vous suggère celui-ci 3D Ultra minigolf

Principes de la société d’éco-consommation

Ce n’est qu’une intuition mal réfléchie, mais la tendance actuelle de la société de consommation qui se repense selon les critères du « développement durable » amène un nouveau paradigme.

Tout et n’importe quoi devient durable, vert, écolo ou je ne sais quoi. Sans parler du greenwashing qui vous vendrait n’importe quoi comme environnementalement bon. Aujourd’hui’hui, j’ai reçu sur mon lieu de travail , un objet incroyable : la canette boite à glaçon réutilisables… J’ignore si ce produit à de réelles vertus écolos ou pas, mais il m’a bien fait rire. je ne vois pas trop à quel besoin il répond non plus. (ce produit venait de BCME, fabricant de canette, produit dont je ne doute pas du recyclage possible, mais dont je doute de la réalité tant je suppose que nombre de canette finissant dans des poubelles publiques où les déchets ne sont pas triés)

Sauver la planète : faite des glaçons, jetez les dans la mer pour limiter le réchauffement climatique ou au pire refaire geler la banquise…

La société de consommation industrielle se base sur le postulat que la croissance est infinie. Il s’agit dans un premier temps de subvenir aux besoins de l’homme, puis une fois ces derniers satisfait de répondre aux désirs. Le désir devient alors le leitmotiv de la consommation, injonction sans cesse rappelée par la pub.

L’arrivée de l’enjeu écologique a légèrement conduit à remplacer le désir et le plaisir dans l’acte de consommer par une autre dimension un peu culpabilisatrice : la crainte. En effet, la justification première de l’éco-consommation n’est plus nécéssairement de répondre à un désir, mais au contraire de revenir au besoin. Enfin, il faut entendre besoin au sens de continuer à consommer sans pour autant nuire à sa consommation future.

La crainte de la destruction de notre mode de vie que suscite l’évocation des enjeux environnementaux se répercute sur le motif de la consommation. Ainsi, la consommation actuelle doit conjuguer deux impératifs : le plaisir et dilluer le sentiment de peur qu’elle peut porter.

Or si les tenants d’une écologie pure et dure, disons les décroissants pour faire simple mettent en avant la nécéssité de sortir de la consommation pour sauver la planète. Les défenseurs du développement durable reprennent leurs craintes en les atténuant car ils voient un changement progressif dans lequel l’achat devient un moyen et une fin double, d’abord préserver le futur donc déminer nos craintes, tout en continuer de vivre normalement c’est-à-dire en consommant.

Aucune des approches ne répond à la question de l’utilité de la consommation, surtout si cette dernière devient un refuge face à nos peurs. Si le plaisir de consommer ne se transformait pas justement par cet acte devenu responsable à prétendre lutter contre une forme ancienne et pervertie de la même activité? à savoir la consommation ni responsable ni écologique?

Et si pour les formes anciennes de la consommation, la peur ne servait pas à conférer à l’éco-consommation sa légitimité? Tandis que le plaisir de consommer apporte à terme une pérennisation de l’acte qui le vide de tout sens qu’il soit ou non responsable.

Au fianl, rétrospectivement la boucle est complète, car acheter un fromage reste toujours la même chose. Tant qu’on le gâche pas comme dirait un picard.

L’inspection d’une centrale nucléaire

Il y a des articles qui sont intéressants sans pour autant rien apprendre, ils ne valent que par le portrait qu’ils font d’un lieu et d’une situation.

Suite aux incidents nucléaires à la centrale de Tricastin en 2008, un journaliste de l’Express a accompagné une équipe d’inspection dans une centrale nucléaire. Il décrit l’intérieur de la centrale et les très strictes procédures auxquels il a été soumis. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) est chargée du contrôle des centrales françaises. Cette autorité administrative indépendante peut venir à tout moment visiter toute installation nucléaire civile sans restrictions. En France, les 400 inspecteurs de l’ASN ne sont pas cantonnés au contrôle permanent d’un seul des 58 réacteurs présents sur le territoire afin d’éviter la routine et la collusion entre les inspecteurs et les personnels contrôlés.
Concrètement, les inspecteurs ont passé la journée à la centrale de Belleville-sur-Loire à observer les lieux, à vérifier les documents et les procédures tout en questionnant le personnel. Charles-Antoine Louët, directeur de la division lyonnaise de l’ASN, distingue bien la mission de contrôle de de l’ASN : « on ne choisit ni les procédures ni les hommes à la place d’EDF ; on fixe des objectifs, on note les engagements et on vérifie la mise en œuvre ».

Un article qui restrasncrit bien une atmosphère mais sans donner la mesure des enjeux du nucléaire, d’autant plus que le citoyen dispose de peu de moyens de contrôle sur cette technologique. L’énergie atomique permet à la France d’assurer à la fois son indépendance énergétique tout en ayant relativement moins d’émissions de gaz à effet de serre que ces voisins utilisant charbon et pétrole, il n’a cependant jamais été réelement débattu et jouit d’un statut d’exception.