Plus de poisson à la criée menaces sur les réserves mondiales

Un post sur un livre lu l’an dernier, qui traite des questions de pêche. Il s’agit d’un petit résumé de cette ouvrage.

La pêche reste un enjeu économique, social et surtout écologique majeur. Alors que les alertes sur la vulnérabilité des ressources halieutiques n’ont pas cessé de se multiplier, les négociations pour tenter de préserver les ressources continuent d’être source de conflits. Avec « Plus de poisson à la criée menaces sur les réserves mondiales », Frédric Denhez dresse un état des lieux du système de la pêche. Son propos est d’expliquer les relations entre les acteurs de cette filière, principalement le pêcheur, le consommateur, les autorités et les scientifiques.
Leurs intérêt apparaissent à la fois convergent : exploiter et manger du poisson, mais divergent sur la manière d’opérer et d’assurer le maintien de la ressource.


Pendant longtemps, les pêcheurs ont cru pouvoir prendre sans restriction la ressource en mer, en effet ils ne disposaient pas de moyens suffisants pour surpêcher. Mais avec l’amélioration des techniques de pêches, les prises ont augmenté, la ressource a diminué contraignant les marins à aller plus loin en mer pour amortir la hausse des coûts (carburants, bateaux plus gros, matériels etc…). De surcroît, les consommateurs continuent à être demandeurs de poissons. Ces éléments contribuent à la création d’un cercle vicieux qui épuise une ressource car elle est exploitée plus vite qu’elle ne se renouvelle…

Les scientifiques ont des difficultés à connaître exactement le fonctionnement des écosystèmes marins. Pendant longtemps, leur approche du stock de poisson ne se faisait que sur une espèce, avant de comprendre que les ressources marines étaient liées les unes aux autres. La disparition d’une espèce peut entraîner dans on sillages d’autres espèces, c’est l’approche écosystémiques. Ces errements dans la connaissance scientifique ont conduit à des reports de décision dans le contrôle des pêches et l’instauration de quotas, d’autant plus que dans certains pays la pêche est peu contrôlée. La pêche est une activité extraterritoriale ce qui limite les contrôles. L’instauration de quotas ne donne satisfaction à personnes ; les professionnels les jugent trop restrictifs et les écologistes trop tardifs et permissifs.

Parmi les solutions pour préserver la ressource envisagées par l’auteur, il y a la mise en place de mécanismes de contrôle financier sur le modèle de ce qui existe déjà pour le carbone c’est-à-dire des permis et des quotas. Cette méthode permettrait de préserver une ressource que l’action peu efficace des pouvoirs publiques n’a pas protégée, mais risque de conduire à une concentration des pêcheries. Enfin, l’auteur insiste sur l’importance de la création de sanctuaires pour les poissons afin de leur laisser des zones où ils pourront se reproduire, grandir  à l’abri de l’homme. Ensuite, une fois à maturité et la reproduction effectuée, ils pourront rejoindre des zones de pèche pour réalimenter le marché. Selon lui un réseau de réserves sur les côtes serait une bonne solution. Il exprime des doutes quant à l’intérêt de la pisciculture car pour le moment celle-ci nécessite de pêcher des poissons pour en nourrir d’autre avec un rendement très limité.

Publicités

À propos de jyelka

Rédacteur journaliste à GooodPlanet.info, également geek/gamer et amateur de virées en vélo.

Publié le 24 mars 2009, dans Livres, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur Plus de poisson à la criée menaces sur les réserves mondiales.

Les commentaires sont fermés.