Archives Mensuelles: janvier 2014

La fiabilité des panneaux photovoltaïques

Un papier sur la fiabilité des panneaux solaires, sujet qui fait débat et sur lequel on manque encore de données en usage. Quelle est la fiabilité des panneaux solaires ? Pierre Verlinden, ingénieur spécialiste des panneaux solaires chez Trina-Solar, troisième fabricant mondial basé en Chine, nous présente les principaux éléments de la question.

Quelle est la durée de vie habituel le d’un panneau solaire ?

Les panneaux photovoltaïques sont habituellement garantis 25 ans. Leur durée de vie réelle est inconnue mais certains peuvent tenir bien plus longtemps, sans doute 40 années avec une très faible dégradation de leur rendement. Mais comme la filière solaire est relativement jeune, il est difficile d’avoir des chiffres sur le long terme. Trina-Solar, par exemple, ne produit des panneaux que depuis un peu plus de 7 ans. Par ailleurs, leur état et leur durée de vie dépendent de facteurs très variés liés à leur implantation : un panneau installé en Allemagne ne fera pas face aux mêmes problèmes qu’un autre utilisé dans le Sahara ou au sommet d’une montagne. Nous garantissons des panneaux avec une perte de rendement  maximum de 0,7 % par an, soit au bout de 25 ans une perte maximum d’environ 15 %.

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Surpêche, les subventions européennes dans le collimateur

Les accords de pêche signés par l’Europe avec les pays en développement  sont des subventions qui favorisent la pêche européenne au détriment des pêcheurs des pays en développement. Jeune doctorant, Frédéric Le Manach vient de publier un article à ce sujet dans la revue scientifique PLOS ONE.

Un papier sur le rôle ambigu des aides à la pêche

Que montre votre étude ?

 Sur les 30 dernières années, l’Union européenne a pris en charge une partie importante des frais d’accès aux eaux de nombreux pays du Sud, en particulier pour la pêche au thon. Sur les 6,7  milliards de dollars, l’Union en en payé plus de 5 milliards, tandis que les flottes ont payé 1,7 milliard d’euros. L’Europe prend donc en charge 75 % des frais d’accès aux eaux riches en thons des pays en développement. Or, sur cette même période, grâce à ces droits d’accès, les pêcheurs européens ont gagné 96 milliards d’euros en pêchant le thon dans les pays en développement. Il s’agit donc d’une forme indirecte de subventions aux pêcheries, or les armateurs des flottes européennes n’en ont pourtant pas besoin pour accéder aux eaux territoriales : ils signent souvent des accords privés directement avec les pays. Pour cette étude, nous nous sommes concentrés sur les accords publics signés par l’Europe avec les pays en développement, dont la grande majorité, 17 accords sur 20, a été signée avec des pays africains pour l’accès aux ressources en thon dans les Zones Économiques Exclusives. Ces accords sont à sens unique puisque les navires européens vont pêcher dans les eaux au large de l’Afrique et pas l’inverse.

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