Une hydrolienne fluviale à Orléans

Une nouvelle technologie testée dans la Loire à Orléans.

hydriolienne fluviale Installation de l’hydrolienne sur la Loire à Orléans en novembre 2014 © Marie d’Orléans

La ville d’Orléans expérimente depuis quelques semaines l’une des premières hydroliennes fluviales de France. Stéphanie Anton, chargée du développement durable et du risque d’inondations dans l’équipe municipale, explique la démarche.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’une hydrolienne fluviale ?

Une hydrolienne sert à produire de l’énergie à partir de la force des courants aquatiques. Elles se trouvent habituellement en mer. Maintenant, la même technologie se développe pour exploiter l’énergie cinétique des fleuves. Et, avec Hydrofluv, c’est à Orléans dans la Loire que cette technologie est mise en service pour la première fois en France. A Orléans, l’hydrolienne, qui se compose de 2 turbines hydrauliques à axe de rotation verticale, peut générer de 30 à 60 kW d’électricité. Elle repose sur une barge flottante, immergée pour partie, afin de faciliter la maintenance et les contrôles.

Quels sont les avantages de cette technologie ?

Les hydroliennes produisent une énergie propre et renouvelable grâce aux courants. Contrairement aux barrages, elles ne nécessitent pas de gros travaux, n’entravent pas la circulation des espèces fluviales, n’occasionnent pas de pollution sonore et ont un impact paysager réduit. Elles n’ont pas non plus besoin d’une grande profondeur d’eau, seulement 2 à 3 mètres. Avec un coût d’environ 150 000 euros et une durée de vie de 20 ans, l’hydrolienne se révèle aussi une technologie abordable.

Pourquoi en avoir installé une à Orléans ?

La ville s’est engagée dans le développement des énergies renouvelables dans le cadre de son plan climat énergie territoire. Il s’agit d’une expérimentation afin de tester la viabilité de cette technologie. La société Hydroquest a retenu la ville d’Orléans comme site pilote pour ce premier essai en conditions réelles pour trois raisons. D’abord, le site est en milieu urbain, sa profondeur est suffisante, de l’ordre de 3 mètres, et la zone est classée Natura 2000. Si Hydrofluv, l’hydrolienne développée par Hydroquest, fait ses preuves sur ce site, alors cette technologie aura démontré qu’elle peut être déployée dans d’autres sites classés ou protégés.

Comment va se dérouler cet essai ?

L’hydrolienne a été mise à l’eau début novembre. Elle n’est pas encore reliée au réseau électrique mais sa production d’énergie est mesurée en continu. Cette évaluation permettra aussi de déterminer les utilisations futures et ce qu’il nous sera possible d’alimenter par la suite. A ce jour, les projections estiment possible d’alimenter l’équivalent d’une quarantaine de foyers au maximum. L’expérience durera jusqu’en juin 2016. Après, l’hydrolienne pourrait assurer l’alimentation électrique de l’éclairage public des quais de Loire.

Quelles débouchés pour cette technologie ?

La Mairie d’Orléans encourage la recherche dans les énergies nouvelles, elle a apporté une subvention de 50 000 euros à ce projet de 2,46 millions d’euros, Des financements de l’Union Européenne accompagnent également Hydroquest. L’entreprise basée à Grenoble espère démontrer la viabilité de sa machine, puis en produire 300 à 500 chaque année d’ici à 2020 pour les commercialiser en Afrique et en Amérique du sud où les énergies hydrauliques ont un fort potentiel de développement.

 

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À propos de jyelka

Rédacteur journaliste à GooodPlanet.info, également geek/gamer et amateur de virées en vélo.

Publié le 15 décembre 2015, dans Articles publiés. Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur Une hydrolienne fluviale à Orléans.

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