Archives Mensuelles: août 2016

Le Probo Koala, plus jamais ça !

Probo Koala

Des militants de Greenpeace bloquent le Probo Koala dans le port de Paldiski. en Slovénie en septembre 2006. © Greenpeace / Christian Aslund

En août 2006, le navire Probo Koala déchargeait du slop à Abidjan en Côte d’Ivoire. Ce slop, un résidu toxique de produits pétroliers, a été à l’origine d’une contamination des sols et de la population. Même si un bilan précis reste difficile à établir, plusieurs milliers de personnes ont été affectées et une quinzaine sont décédées dans les jours suivants. A l’occasion des 10 ans de cette catastrophe, Sabine Gagnier, chargée de plaidoyer Responsabilités des Etats et des entreprises chez Amnesty International, revient sur ces événements et leurs conséquences. L’ONG et Greenpeace suivent ce dossier qui met en lumière les défaillances de plusieurs entreprises et de la convention de Bâle, qui réglemente le transport et les commerce des déchets au niveau international. Aujourd’hui, Amnesty plaide pour la création d’une loi qui responsabilise les multinationales.

Une vraie question de RSE traitée au travers de cet entretien.

Pourquoi les déchets toxiques sont-ils arrivés jusqu’en Côte d’Ivoire ?

L’entreprise suisse Trafigura a nettoyé du pétrole de mauvaise qualité en utilisant de la soude caustique dans les cuves du navire le Probo Koala. Une fois lavé, le pétrole a été vendu, mais il restait, au fond des cuves, un résidu de ces opérations de nettoyage : du slop. Il s’agit d’une sorte de boue très toxique, nauséabonde et qui provoque des irritations. Pour décharger ces résidus, Trafigura s’est rendu en Estonie, à Malte et aux Pays-Bas. Le port d’Amsterdam a donc demandé une analyse plus poussée des produits et a augmenté la facture pour leur récupération. Le Probo Koala a alors mis le cap sur Abidjan où une entreprise venait d’obtenir l’agrément pour récupérer en mer le slop. Lire la suite

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L’égalité homme-femme : le défi du XXIe siècle

Une fiche sur la condition des femmes dans le monde publié sur le site.

L’égalité homme-femme est loin d’avoir été atteinte, malgré des avancées. En 2015, les femmes composent 49,6 % des 7,3 milliards d’êtres humains qui peuplent la Terre.[1] Leur condition économique, sociale et légale varie d’une culture à l’autre, d’un pays à l’autre. Leurs droits ne sont pas toujours identiques à ceux des hommes. La réduction des inégalités hommes-femmes, partout dans le monde, constitue l’un des enjeux du XXIe siècle. Mettre fin aux disparités entre les sexes et permettre aux jeunes filles et aux femmes d’être autonomes constitue le 5e objectif des Objectifs de Développent Durable mis en place par l’ONU.[2]=

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Folding beijing, l’utopie SF à la chinoise

11893773_10153275678428025_7443021517440999050_oCoup de cœur science-fiction : Folding Beijing

Folding Beijing de Hao Jingfang est une nouvelle de science-fiction qui a été distinguée par le Prix Hugo 2016. Dans ce court récit qui suit le parcours d’un travailleur des déchets à travers un Pékin futuriste soumis à la ségrégation de l’espace et du temps, l’auteure aborde de nombreux thèmes comme la densité urbaine, le retraitement des déchets, l’économie verte, le temps, l’emploi et les inégalités sociales. Le prix Hugo récompense les meilleurs œuvres de science-fiction. La nouvelle se lit gratuitement en anglais sur le site du magazine Uncanny.

Dans le futur, la ville de Pékin est divisée en 3 espaces différents. Leur population ne peuvent pas se croiser car la ville est partitionnée en 3 : quand un quartier est à la surface éveillée, les deux autres sont enfouis sous terre et les habitants contraints de dormir. La ville dispose d’énormes machines pour faire fonctionner ce système. Il s’agit de répartir et de partager le temps, ainsi que les richesses et le confort, en fonction des populations. Il permet aux 5 millions de plus riches du First Space de bénéficier de 24 heures de vie, tandis que les 25 millions  du Second Space disposent de journée de 16 heures et les 50 millions du Third Space profitent seulement de 8 heures de vie. Lao Dao travaille dans une usine de retraitement des déchets, il va être conduit à quitter le Third Space, très dense avec beaucoup de promiscuité  pour rencontrer les habitants, plus nantis des 2 autres secteurs.

La nouvelle se lit agréablement. Elle s’inscrit dans la lignée des utopies de science-fiction où la société ou la ville parfaite cache quelque chose. Le concept du partage du temps entre les riches et les pauvres rappellera le loufoque Crésudi dernier ? de Paul Van Herc