Archives de Catégorie: Culture Internet

Ce qui se passe sur le Web

Folding beijing, l’utopie SF à la chinoise

11893773_10153275678428025_7443021517440999050_oCoup de cœur science-fiction : Folding Beijing

Folding Beijing de Hao Jingfang est une nouvelle de science-fiction qui a été distinguée par le Prix Hugo 2016. Dans ce court récit qui suit le parcours d’un travailleur des déchets à travers un Pékin futuriste soumis à la ségrégation de l’espace et du temps, l’auteure aborde de nombreux thèmes comme la densité urbaine, le retraitement des déchets, l’économie verte, le temps, l’emploi et les inégalités sociales. Le prix Hugo récompense les meilleurs œuvres de science-fiction. La nouvelle se lit gratuitement en anglais sur le site du magazine Uncanny.

Dans le futur, la ville de Pékin est divisée en 3 espaces différents. Leur population ne peuvent pas se croiser car la ville est partitionnée en 3 : quand un quartier est à la surface éveillée, les deux autres sont enfouis sous terre et les habitants contraints de dormir. La ville dispose d’énormes machines pour faire fonctionner ce système. Il s’agit de répartir et de partager le temps, ainsi que les richesses et le confort, en fonction des populations. Il permet aux 5 millions de plus riches du First Space de bénéficier de 24 heures de vie, tandis que les 25 millions  du Second Space disposent de journée de 16 heures et les 50 millions du Third Space profitent seulement de 8 heures de vie. Lao Dao travaille dans une usine de retraitement des déchets, il va être conduit à quitter le Third Space, très dense avec beaucoup de promiscuité  pour rencontrer les habitants, plus nantis des 2 autres secteurs.

La nouvelle se lit agréablement. Elle s’inscrit dans la lignée des utopies de science-fiction où la société ou la ville parfaite cache quelque chose. Le concept du partage du temps entre les riches et les pauvres rappellera le loufoque Crésudi dernier ? de Paul Van Herc

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DEMAIN, le « feel good movie » du docu écolo

Aujourd’hui sort DEMAIN, ce docu est un feel good movie du docu écolo. Musique de jeunes ‘(Ramones, Rufus Wainwright qui reprend Leonard Cohen), mise en scene de Mélanie Laurent et Cyril Dion qui vont à la rencontre de ceux qui veulent changer le monde. Le film se découpe en grands themes,, les meilleurs étant l’éducation et la monnaie. Voici l’interview de Cyril Dion, si un jour j’ai le temps je rajouterai la réponse sur les monnaies que j’ai du couper du texte car trop longue.

Melanie Laurent et Cyril Dion DR : DEMAIN

Melanie Laurent et Cyril Dion DR : DEMAIN

DEMAIN sort le 2 décembre au cinéma, découvrez la bande-annonce du film et une interview avec Cyril Dion. Il est, avec Mélanie Laurent, l’un des réalisateurs du film. Cyril Dion est l’un des fondateurs de Colibris et du magazine Kaizen. Il répond à nos questions sur ce documentaire qui propose un tour d’horizon des solutions possibles aux crises écologiques, économiques et sociales. Le film, qui a pour particularité de voir le jour grâce à une campagne de financement participatif sur Internet, refuse d’être un état du monde pessimiste et se veut le « feel good movie » du docu écolo.

Pourquoi avoir fait ce film ?

Il manque quelque chose de fondamental pour aider la société à changer. On parle beaucoup de ce qui va mal, mais on parle trop rarement de ce vers quoi on pourrait aller. Pour insuffler un élan, nous voulions montrer des solutions, ceux qui les incarnent et ce qui est désirable. Le film aborde le thème de la liberté en montrant des gens qui réalisent ce qui leur parait juste. Ils ne cherchent pas à sauver le monde, ils veulent juste être intègres.

Etiez-vous parti avec l’idée de faire le « feel good movie » du documentaire écologique ?

Exactement, nous voulions que les spectateurs sortent du film avec le sourire, de l’énergie et qu’en même temps ils aient vu des gens qui leur donnent l’envie de faire la même chose.

Comment est née l’idée du film ?

Donner l’exemple n’est pas la meilleure façon de convaincre, c’est la seule. Nous voulions montrer des gens qui font des choses qui fonctionnent à une échelle relativement importante. Ils ne sont pas forcément des militants. Ensuite, nous avons construit une histoire pour éviter d’être un catalogue de solutions. DEMAIN est un vrai film de cinéma avec sa dramaturgie, avec de la musique, des belles images, des personnages charismatiques et touchants, des rebondissements et des émotions. Mélanie Laurent a coréalisé le film, elle a apporté son talent et savoir-faire ainsi qu’une dimension artistique et poétique à ce projet.

Qu’est-ce que le financement participatif a apporté au projet ?

Nous voulions lever 200 000 euros en 2 mois, nous les avons obtenus en 3 jours. Nous avons eu par ce biais 450 000 euros, soit un tiers du budget du film. Cela nous a permis de sentir l’énergie de plein de personnes qui voulaient que le film existe. Leur soutien était hyper important pour nous et a convaincu des partenaires hésitants à financer le projet. Ça a été un déclic. Ces fonds ont permis de démarrer rapidement les tournages en payant les voyages, les hôtels, la location du matériel et les salaires des techniciens. Les tournages ont duré 4 mois.

Comment avez-vous choisi les solutions et intervenants du film ?

Montrer des gens qui font autrement a été notre critère principal. Nous avons retenu des projets avec une échelle assez conséquente comme Copenhague, qui est une agglomération de 2 millions d’habitants, pour parler de la mobilité à vélo. Ou encore San Francisco qui a élaboré une stratégie de gestion de ses déchets innovante. Nous montrons des solutions en adéquation avec notre mode de vie. A la fin du film, les spectateurs doivent se dire qu’eux aussi pourraient faire la même chose.

DEMAIN film cyril dion

École en Finlande DR ! DEMAIN

 Si vous deviez retenir une seule des solutions mises en avant dans le film, laquelle serait-ce ?

Elles sont toutes importantes, car tout est lié. L’école en Finlande reste la plus marquante. Les élèves y semblent épanouis, profondément heureux d’être là et l’ambiance était exceptionnelle. L’éducation est le moment où se construisent des êtres humains plus ou moins responsables, libres et heureux.
Sinon, l’autre chose qui m’a marqué concerne la création monétaire. En fait, nous savons très mal comment la monnaie se créée. Le film explique bien que la façon dont l’argent est créé conditionne le fonctionnement de la société. Cela détermine les inégalités, les rapports de force entre les individus et donc la société dans laquelle nous vivons, société industrielle ou non. Proposer des monnaies complémentaires et alternatives me semble une clef importante pour l’avenir.

Et parmi les solutions que vous n’avez pas pu intégrer ?

Nous avons 140 heures de rush, le film fait à peine 2 heures. C’est un deuil permanent d’enlever des éléments que nous aimons beaucoup. Il y a avait notamment une super séquence dans un fablab à Detroit. Les jeunes y venaient après les cours pour apprendre à fabriquer et à réparer les objets. C’est une occasion pour eux d’être ensemble et d’apprendre au lieu de trainer dans la rue à faire des conneries. Nous réfléchissons pour récupérer ces séquences pour en faire 5 reportages de 52 minutes destinés à la télévision.

Un extrait du film

 

Des renards et des Hommes

C’est un film au titre poétique : l’odeur de l’herbe coupée. Le début est peut-être un tantinet long mais le reste vaut le coup et respire la passion. Mais la vidéo se regarde vite, elle fait moins de 30 minutes et offre un bon panorama de la façon dont gérer la biodiversité. Démarche originale et intelligente que de laisser la parole aux acteurs de la vie du renard. Son réalisateur a pris le temps de m’éclairer sur sa démarche.


L’odeur de l’herbe coupée est un documentaire sur le renard en Lorraine où il fait face aux chasseurs et aux agriculteurs. A l’aide de sa caméra, le réalisateur lorrain Franck Vigna, par ailleurs naturaliste et militant dans des associations de protection de la nature, vient de réaliser un documentaire sur la place du renard dans l’écosystème de sa région. Avec ce film, il donne la parole à tous les acteurs de la vie du renard. Un piégeur, un chasseur, un scientifique, un naturaliste et deux agriculteurs exposent leurs points de vue, pour aider chacun à se forger son opinion cet animal sujet de controverses. Auxiliaire utile pour les uns, nuisible concurrent pour les autres, le renard laisse peu de gens indifférents. Certains l’adulent, à d’autres le traquent. Franck Vigna a répondu à nos questions par email.

Pourquoi avoir fait ce film ?
Je pense que le renard mérite que l’on parle de lui. Juridiquement, il est classé « espèce nuisible » , le mot est dur . Mais, ce statut de « nuisible » soulève des interrogations : à qui nuit-il ? Que lui reproche-t-on réellement ? Quels sont les dommages qui lui sont imputés ? Mais, aussi à qui et comment peut-il se rendre utile ? L’idée de ce reportage est de donner de l’information venant de différents intervenants dont 1 chasseur, 1 piégeur, 1 naturaliste, 1 scientifique et 2 agriculteurs. Au spectateur de se faire seul son idée sur le sujet.

Quelle a été votre démarche ?
J’ai proposé aux intervenants un film sur le renard où chacun pourrait s’exprimer librement. Je n’ai jamais caché mon côté naturaliste aux chasseurs et je leur ai promis un film honnête. Je leur ai proposé de les rencontrer, de les accompagner sur le terrain et de leur faire signer les autorisations de diffusion une fois le film achevé.

Que retenez-vous de votre enquête sur le renard ?
N’étant pas issu du monde cynégétique, je me suis vu fermer beaucoup de portes avant de trouver les intervenants chasseurs/piégeurs. Les fédérations de chasse n’ont pas souhaité participer à ce projet. J’ai eu aussi énormément de mal à pouvoir filmer un élevage de gibier destiné à la chasse.

Aujourd’hui, la chasse au renard se justifie-t-elle encore ?
L’idée du film est d’apporter la réponse à cette question. Mais, c’est au spectateur de se faire son idée.

HIDDEN CARACTERS

Les renards vont aussi partie du bestiaire du jeu vidéo, je cite les plus connus d’entre eux

Fox Mc Cloud

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Busby

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Et Tails avec ses 2 queues

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Les traces de merde sur la banquise visibles depuis l’espace trahissent les colonies de manchots en Antarctique

Un mmanchot, source BAS - http://ow.ly/i/3TMfy/original

Un manchot, source BAS – http://ow.ly/i/3TMfy/original

Mon interview favorite de l’année écoulée pour le livre Espace>Terre a été réalisée par email et concerne un  chercheur qui grâce aux images satellites détecte les colonies de manchots grâce aux traces de leur caca sur la banquise. En voici la version complète. Celle du livre ayant dû être raccourcie. Du caca et des manchots à foison pour ce post, la banquise n’est pas toujours aussi pure et blanche qu’on imagine. Et les manchots sont plus nombreux que ce que les chercheurs pensaient. Lire la suite

Une carte pour jouer à polluer les océans

Aujourd’hui, un petit lien sympa vers une carte pour suivre les évolutions d’une pollution maritime. Cette carte stimule les grands courants marins du monde. >C’est simple, vous cliquez sur un point de l’océans et vous voyez où après plusieurs années la pollution (ou tout autre chose portée par les courants) va aller.

http://adrift.org.au/map?latun petit lien sympa vers une carte pour suivre les évolutions d’une pollution maritime.=53.3&lng=148.3&center=30

La déforestation en pâte à modeler

Deforestation-1Ce petit court métrage d’animation explique les ressorts économiques de la déforestation, en particulier le poids des grandes entreprises qui surexploitent les forêts pour le profit.


Ce film est diffusé par Universciebcen c’est à dire la Cité des Sciences

Un stormtrooper écolo en promenade à Paris

Un petit tour dans Paris, déguisé en stormtrooper lors de la GreenPride de 2011. Je me suis bien amusé en tout cas. ^^

C’était la première fois que ce carnaval écolo avait lieu à Paris. Au delà du succès en demi-teinte, saluons l’initiative. Et remercions Eva Ferrero pour ces photos que lesquels elle apparait ainsi qu’Anouck et Benjamin, deux collègues de GoodPlanet. Comme quoi, militer (c’est un bien grand mots certes) et se déguiser peuvent se révéler compatible.

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Pour la petite histoire, la pancarte « THERE IS NO PLANET B » provient de Copenhague. Lire la suite